Parisian café

ImageOf course I remember when she came into the cafe that afternoon. I would have said she was a woman between the age of 25 and 30. She was elegant but you could tell her clothes were rather worn. She was wearing a little brown hat. She just sat at a table near the window, all by herself. I got up to take her order. She asked for a Pernod. She had curly blond hair. Her skin was very pale, almost translucent, and her eyes were green and slanted, like a cat´s. She looked preoccupied. She didn’t attempt to make any small talk or anything. I knew from her accent she was a foreigner, probably British or American, we get so many of them around here. But I had never seen her before.

I was quite busy that day so I didn’t pay that much attention to her… Of course I found it quite unusual to see her order four glasses of liqueur in the space of one hour. But I thought perhaps she had some “peine de coeur”, that her lover may have left her. Young people are  more complicated today! They all want love…

I will always wonder would things have been very different if I had approached her, would I have been able to alter the course of events… I could almost feel her sadness and loneliness but I didn’t want to give her the wrong impression. I’m not that kind of man.

Yes, she had a bag with her. No, of course, I didn’t notice anything unusual. I certainly didn’t notice a gun, if that’s what you want to know. I glanced at her from the counter from time to time and at some point she opened her bag, got a little mirror out and put some powder on her cheeks. That surprised me somehow because she looked too downcast to plan to meet anybody. And she no longer seemed to be expecting anyone either.

After a while she paid and prepared to leave. She was a bit unsteady on her feet but not stumbling drunk. She went for the door and I called after her because she had left her hat on the back of her seat. She thanked me, at first keeping her eyes to the ground but then she looked up and gave me a little smile. Her lips were full and red and I could smell the anis on her breath. She grabbed her hat and in one instant she was gone.

Of course it was a terrible shock to me to hear about the tragedy and see her picture in the paper afterwards. I recognised her straight away. They said immediately after she left the cafe she walked to her lover’s flat in Montparnasse and shot him and his wife. Athough the wife survived. A cruel face he had that chap. He was half German. Doesn’t surprise me one bit. A few years older than the girl as well I would say. Well, I hope they won’t be too harsh on her…

The man sighed and adjusted the towel on his arm. He glanced at the dirty glasses in the sink.

” Well, if you don’t mind, gentlemen, I’ve got to get on with my job. Got a party coming tonight.”

Dérives d’Elise (errance amoureuse 4 )

ImageIl est entré dans la chambre. Minuit, lui ou un autre… Il est plutôt beau, pas beau comme Antonio, il ne faut pas exagérer, mais il fera l’affaire. D’ailleurs qui pourrait soutenir la comparaison? Antonio, c’était un Dieu, il m’a révélée à moi-même. Je n’ai rien regretté. Le tango c’était une passion commune qui nous liait, même si moi je voulais l’exclusivité… L’exclusivité avec un tanguero c’est peut-être trop demander.

Il s’assoit sur mon lit. Il sue fort, me demande si je veux boire quelque chose. Un whisky? Apparemment il y a des mignonnettes dans le frigo. 

– C’est quoi ton prénom? 

– Elisa.

– Moi c’est Jean Pierre.

– Et tu fais quoi dans la vie Jean Pierre?

– Représentant de commerce. Et toi?

– Moi, rien (enfin je danse et j’aime, donc rien). 

J’aime, j’ai aimé, j’aime toujours. Ou bien alors j’aime une image. Quelle importance, qu’importe le flacon… A propos de flacon, la mignonnette… Le verre à dents fera l’affaire. Je bois mon whisky cul sec en faisant un peu la grimace puis je relève la tête.

– J’aime tes cheveux noirs. Tu es de quelle origine?

– Un peu sicilienne, un peu manouche. On peut arrêter de parler…

Ca lui coupe la chique.

– Tu peux me baiser si tu veux. Tu es venu pour ça, non?

Il ne dit plus rien. Il arrache le ruban rouge de mes cheveux. Il me caresse le cou et me mordille l’oreille. Puis il mord plus fort. Il s’empare de ma bouche et l’embrasse sans tendresse, ce n’est même plus un baiser. Je lui dis “vas-y”. Il défait les boutons de mon chemisier, je ne résiste pas. Il passe sa main sous mon soutien-gorge, caresse, malaxe, puis il arrache tout et me regarde avec un sourire un peu goguenard, un sourire de propriétaire.

– Tout ça c’est à moi… Tu es belle, ma chérie, tu es belle…

Sa chérie d’un soir ne pipe mot. Il me mord alors sauvagement les seins, je voudrais crier mais je me retiens, de mes ongles carmins je lui griffe le cou, à mon tour je lui arrache sa chemise. Mes cheveux retombent sur son torse. J’ai presque envie de pleurer, je voudrais l’abandon total. Ma jupe tombe, puis mes bas, il me caresse, c’est bien ma petite chérie, il embrasse mes pieds.

– Tu peux me prendre maintenant. C’est moi qui donne les ordres. Il me lèche le clito, doucement puis plus fort, la douceur n’est pas son fort.

– Tu es d’accord pour que je te prenne par derrière?

– Un autre whisky alors…

Je bois goulûment. Je l’ai déjà fait avec Antonio, mais j’étais plus lubrifiée. Allez, on y va, adelante… Couchée sur le ventre, je le laisse s’enfoncer en moi. J’étouffe mes cris dans l’oreiller. Tout le temps je pense à Antonio. J’ai le cul à l’air et les pensées en vrac.

– C’était bon? Tu es une fille géniale.

– Je suis fatiguée maintenant. Je dois dormir.

– Trop de gymnastique. Je ne t’ai pas fait trop mal?

– T’inquiète pas. Mais j’ai besoin d’être seule.

– Tu es sûre? Tu ne veux pas que je reste avec toi?

Je suis sûre. Je vais dans la salle de bains. Je me recoiffe devant la glace. J’avale un dernier whisky et un somnifère et me couche toute nue sur le lit. Au lointain j’entends la vague rumeur de la ville et la sirène d’une ambulance.

 

Disparue.

Ou es-tu Ophélie et ton corps flotte-t-il encore sur les berges de la rivière, tes longs cheveux épars parmi les nénuphars? Un soir d’ivresse ou de désespoir tu nous as quittés sans nous dire adieu.

 

Repose en paix petite sirène, nous pensons à toi et ne t’oublierons jamaisImage

Aside

You dońt know how much my heart is aching. When you ignore me patronise me, think you can take all the decisions for me and I will play the part of the good wife. i would never dare contradict you in front of other people. I have my imagination. At least you can’t take that away from me. When you humiliate me, you always underestimate my potential for hatred. Nag nag nag that’s what you say I’m doing and then you slam the door in my face to go to the pub where you and your pals can slam down and degrade other women.

Beware, beware, my rage is cold and I will get my revenge sooner or later. You just might not see it coming.

 

Your devoted wife.

You think you’re the boss.

By annagaelle